Présence germanique à Hollywood

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Hollywood fut et reste toujours une grande terre d´accueil pour les artistes.

Certains s’épanouirent avec brio dans les contraintes du système et menèrent des carrières brillantes, d’autres comme Erich Von Stroheim (Les rapaces) ne s’adaptèrent jamais et virent leur carrière brisée du jour au lendemain.

Le point de départ de cet apport de talents étrangers se fit avec les émigrés allemands qui gagnèrent Hollywood dès les années 30 pour fuir le nazisme, Murnau et Ernst Lubitsch ayant fait office de précurseurs quelques années plus tôt. Leur influence fut considérable et souffla un vent nouveau dans le cinéma américain de l’époque. L’onirisme et le monde des rêves des productions UFA imprégnèrent le film noir, Fritz Lang glissait des thèmes audacieux dans les commandes qu’il effectuait, Billy Wilder dotait ses comédies d’une irrévérence et d’une sensibilité toutes européennes…

Pour ce Coin du Cinéphile, nous nous pencherons sur la pureté de ce que Truffaut appelait « le plus beau film du monde », L’Aurore de Murnau. Billy Wilder imprégnera sa comédie enlevée de douleurs toutes personnelles dans La scandaleuse de Berlin, tout comme Douglas Sirk avec le film de guerre Le temps d’aimer et le temps de mourir, avant de nous prosterner une énième fois devant le chef d’œuvre de Lubitsch To Be or not to be.

Bonne lecture avant un prochain Coin du Cinéphile musclé placé sous le signe de Robert Aldrich !


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