L’âge d’or de Hong Kong

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La sortie cette semaine du « Detective Dee » de Tsui Hark donne un bon prétexte à ce Coin du cinéphile.

Tsui Hark ayant déjà eu l’honneur d’une de nos précédentes thématiques, l’occasion était donc belle de revenir sur ce que l’on peut appeler l’âge d’or de Hong Kong. Si le cinéma de la péninsule avait précédemment connu d’autres grandes périodes (toute la glorieuse aventure de la Shaw Brothers durant les années 60/70 notamment), l’urgence de la rétrocession à la Chine en 97 semble avoir totalement stimulé sa créativité. Du début des années 80 à la fin des années 90, Hong Kong sera véritablement la plaque tournante du cinéma mondial.

Sous l’impulsion d’une génération de producteurs réalisateurs ayant enfin pris le pouvoir (John Woo, Tsui Hark), Hong Kong réinvente l’esthétique de ses genres emblématiques avec le wu xia pian ou s’en approprie d’autres dont elle redéfinit durablement l’imagerie, comme le polar. C’est également l’apparition de grands auteurs nourris de culture européenne qu’ils mêlent brillamment à leurs racines comme Wong Kar Wai ou Stanley Kwan. L’impact est immense sur le cinéma occidental, les meilleurs réalisateurs étant appelés à Hollywood avec des fortunes diverses, et certains films américains digérant plus (Matrix bien évidemment) ou moins (des ratages comme Un tueur pour cible) ces influences.

Pour ce Coin du cinéphile, nous aborderons les deux sagas cultes qui suscitèrent l’attention du grand public avec les trilogies du Syndicat du crime et Histoires de fantômes chinois. Il sera à nouveau question de John Woo avec son cathartique Une balle dans la tête et d’un autre maître du polar de Hong Kong avec Prison on fire de Ringo Lam. Dans une veine plus intimiste, nous reviendrons également sur l’inaugural Nos années sauvages de Wong Kar Wai et le fascinant Center Stage de Stanley Kwan. Enfin, une des romances les plus cultes du cinéma contemporain se rappellera à notre bon souvenir avec le flamboyant Jiang Hu de Ronny Yu.

Bonne lecture avant un prochain Coin du cinéphile qui restera en Asie avec une thématique sur l’émergence récente du cinéma sud coréen !


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