Miloš Forman


Miloš Forman

À l’occasion de la ressortie en salles récente de "Valmont", ce Coin du cinéphile est consacré à Miloš Forman.

Article de Justin Kwedi



La sélection de ce Coin du cinéphile est orientée sur l’individualisme et la liberté au cœur de la filmographie de Miloš Forman. C’est précisément la répression du Printemps de Prague qui guidera son exil aux États-Unis, ce même si son goût de la satire se déployait déjà dans ses films tchèques comme L’As de pique (1963) ou Les Amours d’une blonde (1965), qui le firent remarquer de la critique internationale. Sur sa terre d’adoption, Miloš Forman capturera cette liberté à travers les mues de la société dans Taking Off (1971) tandis que l’oppression du régime communiste laissera place à celle du conformisme et des carcans moraux dans ses différents films américains, le plus célèbre restant Vol au-dessus d’un nid de coucou (1975). La folie du comique Andy Kaufman dans Man on the Moon (1999) comme la sexualité étalée de Larry Flynt (1996) met en lumière les rebelles et les excentriques chers à Forman. Cela peut prendre un tour plus universel et intemporel quand Forman célèbre le génie de Amadeus (1984), ou la dévotion à son art du célèbre peintre dans Fantômes de Goya (2005), son dernier film à ce jour.

Bonne lecture avant un prochain Coin du cinéphile consacré au cinéaste anglais Terence Davies.



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