Jane Campion


Jane Campion

À l’occasion de la sortie de l'intégrale Jane Campion en DVD et Blu-ray, ce Coin du cinéphile est consacré à la réalisatrice néo-zélandaise.

Article de Justin Kwedi



Jane Campion est un des talents majeurs du cinéma contemporain, dont le style entrecroise classicisme et âpreté austère. Jane Campion y exprime un féminisme romanesque et sensoriel où elle se réapproprie l’intensité des classiques de la littérature anglaise, son influence majeure. La Leçon de Piano (1993) revisite ainsi autant la force évocatrice de Les Hauts de Hurlevent (Emily Brontë, 1847) que l’érotisme primitif de L’Amant de Lady Chatterley (David Herbert Lawrence, 1928). Cette flamboyance peut être corsetée par les conventions dans le superbe Portrait de femme (1996) ou Bright Star (2009) mais demeure toujours indomptable. Sa facette la plus heurtée et expérimentale, Jane Campion l’exprime plutôt dans ses récits contemporains, comme dans Holy Smoke (1999), ou plus singulièrement, avec le mystérieux Sweetie (1989). Récemment, Jane Campion a fait montre d’une inventivité intacte dans la captivante série Top of the Lake (2013 - ).

Bonne lecture avant un prochain Coin du cinéphile consacré à la figure du journaliste au cinéma.



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