Hellboy II les légions d’or maudites (Hellboy II : The Golden Army)

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Retour du diablotin rouge qui colle des bourre-pifs, se pose des questions existentielles et oublie dans tout cela d’être séduisant.

La dernière fois que Guillermo del Toro s’amusait a titiller notre esprit d’enfant perdu, ce fut avec le brillant Labyrinthe de Pan. Cette plongée effrayante dans la dictature franquiste des années 40, ces quelques plans où la peinture de Goya prenait forme, et surtout cette intelligence dans le regard firent du Labyrinthe une œuvre immensément riche. On avait donc de quoi frémir en apprenant que le cinéaste reprenait son personnage farfelu et diaboliquement solitaire en la personne d’Hellboy, reniant pour un temps certain sa vision fantasmagorique d’un monde trop familier.

 

Cette suite est plus éprouvante, plus ludique et légèrement décalée. Le volet 1 avait le mérite de valoriser une direction artistique dans laquelle Del Toro s’en donnait à cœur joie. De l’imagination débordante à une volonté accrue d’émerveiller, il n’y avait qu’un pas et Del Toro le franchit haut la main sans se soucier, malheureusement, de ces quelques bases fondamentales qui constituent un film correct. Scénario léger comme l’élan d’Hellboy, mise en scène lourdaude et surtout interprétation introvertie. Il y a toujours ce plaisir de retrouver Ron Perlman dans le rôle du balourd rouge sang et sa queue en califourchon, toujours le sourire aux lèvres en écoutant les remarques intelligemment savoureuses de ses collègues et toujours l’œil aux aguets, furetant ici et là dans des couloirs dont del Toro a encore le secret. Mais, très vite, on sent que tout ce petit monde s’ennuie dans cette surenchère visuelle, en particulier le réalisateur qui préfère ses personnages secondaires (des trolls, des lutins, des freaks en somme) à son grossier protagoniste. A oublier très vite !

Titre original : Hellboy II les légions d'or maudites

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Durée : 119 mn


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