Festival de Cannes 2017 : Une première journée forte avec Les Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin


Festival de Cannes 2017 : Une première journée forte avec Les Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin

"Il était une fois le cinéma" est sur la Croisette pendant tout le festival de Cannes, de son ouverture aujourd’hui 17 mai 2017 à sa clôture le 28 mai.

Article de Stéphanie Chermont



Pour cette première journée, un film hors Compétition projeté ce matin à la presse fera l’Ouverture et le tapis rouge ce soir à Cannes, Les Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin. Troublant, intense, émotionnel, c’est un départ sur les chapeaux de roue !

70 ans de Festival de Cannes


Depuis ce matin 8h, il y a foule sur la Croisette. Les journalistes sont arrivés au bureau des accréditations pour retirer leur badge, donnant accès au Grand Théâtre Lumière. Et à 10h, le film d’Ouverture du Festival, Les Fantômes d’Ismaël, a été projeté en avance, suivi de sa conférence de presse et de la conférence de presse du jury de la Compétition. En Sélection Officielle, ce sont 49 films retenus sur 1930 proposés, 9 premiers films de 29 pays d’origine. Dans ce magma de longs métrages proposés, nous serons présents pour la Compétition officielle et les compétitions voisines, de la Quinzaine des réalisateurs à la Semaine de la Critique, sans oublier Un Certain Regard et l’ACID (les cinémas indépendants).
 




Un film d’Ouverture avec Charlotte Gainsbourg, Marion Cotillard, Louis Garrel et Mathieu Amalric


C’est le réalisateur Arnaud Desplechin qui ouvre cette édition 2017 avec un casting époustouflant, majoritairement français. Dans Les Fantômes d’Ismaël, celui qui avait marqué le festival de Cannes l’année dernière avec ses Trois souvenirs de ma jeunesse, revient en force avec un récit entier et sensible, l’histoire d’un homme, Ivan, qui voit resurgir dans sa vie sa femme après vingt-et-un ans d’absence.

Incarné par l’excellent Mathieu Amalric - présent aussi à Cannes pour son film Barbara -, on notera l’excellente écriture de ce long métrage basé sur l’accord entre les personnages, avec leurs récits personnels imbriqués les uns dans les autres pour mieux former une unité. À l’écran, le trio Gainsbourg, Cotillard et Amalric colle parfaitement juste. De ces plans serrés sur ses acteurs, de ce récit original raconté dans le détail, de ces histoires croisées de vie et d’amour perdu, Arnaud Desplechin a fait un film brillant, idéal pour ouvrir cette 70ème édition.

Au programme demain, Wonderstruck de Todd Haynes avec Oakes Fegley et Julianne Moore – que l’on attend avec impatience, par le réalisateur du très beau Carol présenté à Cannes il y a deux ans. Suivi de la projection de Faute d’Amour de Andrey Zvyagintsev (en Compétition). À demain !



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