Les Gardiens de la Galaxie 2


Les Gardiens de la Galaxie 2

Un film de James Gunn

Avec Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Michael Rooker, Kurt Russell, Sylvester Stallone, Pom Klementieff

Sous des dehors fun, rien de nouveau sous le soleil Marvel.

Article de Maxime Lerolle 2 étoiles



Les Gardiens de la Galaxie avait fait rire. Un ton résolument comique, un détournement des clichés, des personnages désacralisés, sans pour autant renier les valeurs Marvel. Les Gardiens de la Galaxie 2, en prolongeant la logique du premier volume, en révèle toute la mascarade.


Le masque du cool

La séquence d’ouverture pouvait pourtant prêter à rire. Alors que les Gardiens combattent un monstre hideux qui n’a ni but ni raison, Baby Groot (Vin Diesel) joue avec la sono et danse autour du combat qui fait rage en arrière-plan. Comme pour son premier opus, James Gunn s’amuse à décentrer les exploits des héros et à mettre en avant leurs personnalités fantasques : Star Lord (Chris Pratt) est trop cool avec sa musique des années 80, Rocket (Bradley Cooper) trop drôle avec ses pointes de sarcasme, Baby Groot trop mignon…
Mais voilà, tout est trop. Tout est redondant dans l’excès. À l’image de Drax (Dave Bautista) et Manlis (Pom Klementieff), personnages inutiles, qui ne cessent de répéter ce que disent leurs compagnons pour s’en moquer ou s’en émouvoir : « Il doit avoir tellement honte, elle vient de dévoiler son plus grand secret, c’est trop drôle ah ah ah ! »
Les Gardiens de la Galaxie 2 échouent comme la plupart des deuxièmes volets du Marvel Cinematic Universe (MCU) : Iron Man 2 (Jon Favreau, 2010), Avengers  : L'Ère d'Ultron (Joss Whedon, 2015) et Les Gardiens de la Galaxie 2 se plantent en voulant introduire un brin de psychologique on ne peut plus cliché dans une mise en scène de la démesure grotesque. À chaque fois, on ressort la vieille rivalité père/fils, ici entre Ego (Kurt Russel), un Être Céleste voulant lui aussi conquérir l’univers, et Star Lord, fidèle à ses amis et à sa défunte mère. Et cette rivalité aboutit à une bataille finale inter-minable, tant elle recycle tous les poncifs sur le sacrifice de soi, la maîtrise de ses pouvoirs, le meurtre du père etc…
Sous le masque du cool, rien de nouveau donc. On détourne les clichés pour mieux les conserver.





Le fric, c’est chic

La mascarade commerciale du MCU est plus que jamais mise en avant par cette dernière production. Même en sachant que les studios Marvel ne produisent pas par amour du septième art, on pouvait néanmoins prendre du plaisir à voir leurs films ; mais Les Gardiens de la Galaxie 2 abuse tellement sur les placements de produits que c’en est insupportable. Entre les gros plans répétés sur le walkman Sony de Star Lord et la promotion du logiciel Zune de Microsoft par un personnage secondaire, on croirait voir une vaste publicité.
La mascarade s’étend jusqu’aux personnages, dont certains ne sont là que pour donner un « cachet » au film. Sylvester Stallone avait-il tant de dettes que cela pour avoir accepté de jouer un inutile personnage tiers ? Et y avait-il vraiment besoin de créditer ces trois fugitives apparitions parmi les stars du générique ?
Enfin, que dire de Baby Groot, dont tous les personnages, jusqu’aux vilains pas beaux, s’émeuvent de son caractère mignon, sinon qu’il sert à vendre des millions de produits dérivés ? J’en sais quelque chose : j’ai craqué sur sa figurine Pop. Après tout, elle est tellement mignonne.

 



Fiche du film


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