The Other Man


The Other Man

Un film de Richard Eyer

Avec Liam Neeson, Laura Linney, Antonio Banderas

Un sujet qui laissait présager le pire et au final une assez bonne surprise. Même si The Other Man n'est pas un chef d'œuvre, il offre un moment de grâce comme seul le 7ème art sait en donner. La magie du cinéma, c'est aussi des coups de cœur inexpliqués...

Article de Géraldine Pioud 2 étoiles



On y parle d'amour et de trahison, mais The Other Man (adaptation cinématographique de la nouvelle de Berhard Schlink, auteur par ailleurs de The Reader) est avant tout une histoire de pardon et de compréhension. À la disparition de sa femme, Peter (Liam Neeson) découvre les messages d'un autre homme. Une curiosité presque malsaine s'empare alors de lui, incontrôlable et douloureuse. Elle le mènera à Milan, auprès de Ralph (Antonio Banderas), cet autre dont il n'a jamais soupçonné l'existence. Car, et le film n'en fait pas un secret, depuis une douzaine d'années, Lisa (Laura Linney) a une double vie. Impossible défi que ce deuil d'une épouse que finalement Peter ne connaît pas. Au delà de l'infidélité il y a une femme amoureuse, incapable de choisir entre un mari sécurisant et un ami-amant passionnant. Dans cette schizophrénie des sentiments l'un et l'autre apporte une certaine forme d'équilibre qui dépasse les conventions sociales. Peter et la belle maison familiale toujours baignée dans le brouillard, reflet d'un quotidien routinien et confortable ; Ralph et le soleil italien, les vacances milanaises comme une vie de rêve... qui ne peut être la vraie vie.

  

Pour une fois un cinéma qui ne tombe pas dans le cliché de l'homme adultère, et qui fait de l'égalité des sexes, non pas un combat, mais une évidence. L'amour, au moins, est remis à sa place : comme le dit Lisa à son mari lors d'une banale discussion, les sentiments ne sont pas un choix. Il s'agit de rencontres. On tombe amoureux, c'est ainsi et cela ne s'explique pas. Avant de partir elle avait essayé, à sa façon, de lui faire comprendre son attachement à un autre. Par le biais des flash-back et du montage en parallèle, le récit s'attarde sur le beau et sur le douloureux : les souvenirs avec Ralph chevauchent la quête torturée de Peter. Parfois savoir n'est pas salvateur, la connaissance du pire entraîne son lot de tortures psychologiques. Et pourtant, Peter et Ralph apprendront l'un de l'autre. Car, finalement, n'est-ce pas un joli point commun qui les a réunis?


Fiche du film


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