Clermont-Ferrand, Jour 4

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Pour la deuxième fois depuis sa création en 2010, le prix France Télévisions du court métrage a été décerné hier à « On ne mourra pas » (20′) de Amal Kateb, produit par Les Films au Long Cours.

La réalisatrice algérienne n’était pas présente mais a envoyé une lettre d’excuse en expliquant que ces jours ci, il lui était essentiel de rester chez elle pour observer et participer à l’effervescence politique de son pays natal. Elle n’est pas la seule dans ce cas : on pense notamment à Tamer Karawan, compositeur égyptien et membre du jury International, qui lui aussi n’a finalement pas pu assister au festival, en raison de la situation politique et sociale de l’Egypte ces derniers jours. Nos pensées les accompagne.

Le Court du Jour

Helmut fête son 60ème anniversaire le jour de ses 57 ans, suite à une erreur de calcul de sa femme. Le réalisateur Nicolas Steiner nous invite alors à faire une visite extraordinaire de chez Helmut, au sens littéral (dans sa maison) comme au figuré (dans son esprit).

Avec un unique plan séquence quasiment fixe – mais paradoxalement trépidant – de 11 minutes, on assiste avec joie à une ingénieuse composition narrative du décor, dirigée par la voix intérieure de Helmut qui, au fil des visites de ses voisins, nous raconte les évènements de sa vie l’ayant profondément touché et marqué pour toujours.

Le potentiel tragique du récit est déjoué par une mise en scène pariant fort sur l’humour et l’absurde pour raconter la tristesse d’Helmut. On retrouve ici un très bel exemple de pure tragicomédie "deux-en-un" : contemporaine et universelle à la fois, l’histoire nous touche en profondeur, l’envie de rire et de pleurer grandissant tout au long de la projection.

1’14 du film Ich Bin’s Helmut / C’est moi, Helmut est disponible sur: http://www.youtube.com/watch?v=oC0VBls3GNs

 

A relire : Clermont-Ferrand, Jour 3


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