Seijun Suzuki, chantre de l’ultra violence parodique
Dans le Japon de l’expansion économique fulgurante des années 60, Seijun Suzuki fait figure de rebelle iconoclaste incompris. Sous contrat depuis 1956 avec la plus vieille major japonaise , la Nikkatsu, il réalise une 40aine de films avant d’ être écarté en 1968. S’ensuit un procès au long cours qu’il finira par gagner en 1976. Entre 1963 et 1967, il pourfend le mythe traditionnel du yakuza au gré d’ une série de films avant-gardistes du genre « pulp ». Il y insuffle une veine originale corrosive, volontiers disruptive voire destructive par endroits. Il déconstruit les codes à la frontière de la vie et de la mort dans ce microcosme de dérision que compose le milieu réactionnaire des yakuzas. Immersion dans 4 de ses réussites les plus marquantes..


