Juliette Binoche

Nationalité : française

née le 09-03-1964

Biographie

Juliette Binoche dit « La Binoche » (1964-), actrice française, née dans le Loir et Cher. Le 9 mars 1964, Monique Stalens met au monde son premier enfant, une fille baptisée Juliette, dont l’éducation se passe dans l’ambiance théâtrale. C’est sa mère qui lui donna le goût du travail et de l’éclectisme, ce qui consiste à s’intéresser à des formes différentes d’expression tels que la peinture, la musique, la lecture, le jeu, la création de costumes, la danse, etc. Au départ ses parents étaient tous deux comédiens et sont devenus peu à peu metteurs en scène et profs de lettres.

Mais 4 ans après la naissance de Juliette, Monique Stalens divorce de Jean-Marie Binoche. Cependant, elle garde des souvenirs de lui, et se souvient notamment de ses grandes manifestations communistes. C’est à l’âge de 3ans, que ses parents l’emmènent à l’une de leurs représentations théâtrales, qui fut une expérience bénéfique pour elle. A l’âge de 10 ans, son meilleur souvenir d’enfance reste celui du Noël qu’elle passa dans la maison de Charlie Chaplin en Suisse. Sa première approche avec la comédie se passe à l’école, où elle jouait Ma sorcière bien-aimée. Ses parents étaient certes dans le spectacle, mais ils n’ont jamais poussé leur fille à devenir actrice, en sachant les difficultés de ce métier. C’est elle-même qui en a pris la décision, même si son désir de devenir actrice est venu avec eux. Juliette a rencontré, pendant son adolescence, des difficultés à trouver sa voie. A l’école on la dirigeait plus vers des métiers manuels, qui d’ailleurs s’accompagnaient de résultats plutôt médiocres. C’est à l’âge de 13 ans, que Juliette commence à jouer avec sa mère dans son club de théâtre du Loir et Cher. Elle y interprétait beaucoup de rôles masculins : dans le théâtre classique, ce sont les rôles les plus variés. A 15-16 ans, elle monte à Paris, entre dans une école expérimentale avec la possibilité de faire des activités parallèles,qui lui permet de continuer la peinture et jouer de grandes pièces partout en France comme « Henri IV » en 1981 ou « L’argent de Dieu » en 1982.

Puis la tournée s’achève et Juliette fut engagée dans deux téléfilms, « Dorothée, danseuse de corde » de Jacques Fansten et Fort bloqué de Pierrick Guinard, mais ce que veut Juliette c’est faire carrière au théâtre. C’est à l’âge de 17 ans que Juliette Binoche prit conscience qu’elle avait trouvé sa voie, en s’inscrivant à un cours de théâtre au 10ème arrondissement de Paris enseigné par le professeur Jean-Pierre Martino. C’est après avoir mis en scène et joué « Le roi se meurt » et « Le malade imaginaire » au lycée, que Juliette rencontre Gilles Merlet, un agent qui l’engagea pour une tournée théâtrale avec Jacques Mauclair. Elle reprit les castings mais hélas elle n’obtient qu’un petit rôle dans le film de Pascal Kané, « Liberty Belle » en 1983. Ce fut la première expérience cinématographique de Juliette, elle ne durera qu’un jour, mais elle appris une chose importante, c’est qu’un acteur doit apprendre à gérer son énergie sur un plateau. Puis elle enchaîna avec une apparition dans le film de Renaud Victor, « Le meilleur de la vie ». C’est époque fut très difficile financièrement, il fallait tenir la route. C’est à ce moment-là, qu’elle commence à faire des petits boulots, comme caissière de supermarché, jusqu’au jour où elle retente sa chance dans le cinéma. Lorsqu’elle quitta son travail, elle alla voir la directrice pour lui dire qu’elle voulait jouer dans le film de Jean-Luc Godard, même si elle n’avait que quatre jours de tournage. Sa directrice a voulu la retenir mais Juliette était belle et bien décidée à faire le grand saut. Chose promise, chose dûe, Juliette tourne en 1984, « Je vous salue Marie ». Puis tout s’enchaîne, elle joue dans « La vie de famille » de Jacques Doillon, puis dans « Les nanas » d’Annick Lanoë, suit ensuite « Le Meilleur de la Vie » de Renaud Victor et « Adieu blaireau » de Bob Decout.

Malgré une bonne entente avec Jacques Doillon, elle garde de ce film un souvenir mitigé puisqu’elle s’est retrouvée nue sur l’affiche sans que les producteurs lui aient demandé son avis. Après ces petits rôles et une publicité pour les Chamallows dans laquelle elle parlait la bouche pleine, elle obtient son premier vrai grand rôle dans « Rendez-vous » d’André Téchiné en 1985. Son interprétation lui valu le prix Romy Schneider et une nomination au César. Puis les événements s’enchaînent, Juliette se fait connaître par le grand public et devient l’actrice la plus convoitée, elle réalise son rêve en allant présenter son film au festival de Cannes la même année. Et elle enchaîne avec le film de Jacques Rouffio « Mon beau-frère a tué ma sœur », où elle donne la réplique à un grand acteur, Jean Carmet. Mais pour elle, le film qui l’a vraiment révélée est « Mauvais sang » en 1986, réalisé par Léos Carax. Pourtant, le véritable tournant de sa carrière se fait en 1987, où elle est choisie pour donner la réplique à Daniel Day Lewis dans la production hollywoodienne, « L’insoutenable légèreté de l’être »de Philip Kaufman, adaptée du roman de Milan Kundera. S’ouvre à elle, alors une carrière internationale avec « Wuthering Heights » de Peter Kosminsky, une version américaine inédite en France du film « hauts de hurlements « où elle donne la réplique à Ralph Fiennes, qui se retrouveront plus tard dans Le patient anglais. De passage aux Etats-Unis, elle profite pour tourner un téléfilm avec Matt Dillon, « Woman And Men 2 », de Walter Bernstein. De retour en France, elle tourne « Un Tour de Manège », de Pierre Pradinas en 1989. Une coupure de 3ans de 1988 à 1991 lui est nécessaire pour préparer et tourner le nouveau film de Léos Carax « Les amants du Pont-Neuf ».

Dans lequel elle joue une clocharde plus vraie que nature et pour lequel elle dessina l’affiche. Pour ce film Juliette n’hésita pas à aller à la rencontre des clochards et mêmes de dormir avec eux dans la rue et cela pendant 3 mois. Le tournage dura plus de 2 ans, ce fut une véritable épopée avec comme idéal de faire le plus beau film du monde. Mais très vite les ennuis ont commencé avec la reconstruction du pont à Montpellier et une production sinistrée. Il y a eu deux longues interruptions ce qui prolongea le tournage et provoqua des réactions très violentes au sein de la profession. Durant la première interruption, Juliette en profite pour prendre des cours de danse, de chant, d’anglais et de peinture. Elle s’enferme dans son atelier et se met à peintre. Sa seconde passion après le cinéma. Elle aime l’abstrait, les grands arcs-en-ciel qui tournoient et virevoltent (corps tordus, têtes hurlantes, …) avec la noirceur de son univers intime. Elle n’aime pas le bleu, il est d’un caractère sanguin. Pour elle le bleu représente les garçons, quelque chose qui l’attire mais qu’elle ne connaît pas. Lors de la seconde interruption, elle voulait tout arrêter pour partir en Inde après avoir lu les dialogues des « Anges » et « La vie des maîtres », et était prête au changement. Dès sa sortie, le film déçoit, les critiques sont néfastes et pour finir le film n’est que l’ombre de lui-même. Après cet échec, Juliette décide de tourner la page : elle change d’agent, déménage et tourne dans des films américains.

Parallèlement au 7ème art, elle s’essaie à la chanson en interprétant l’intro et les chœurs d’une des musiques d’Indochine, « Punishment Park », en 1991. En 1992, elle tourne « Fatale » de Louis Malle, avec Jeremy Irons, qui fut un échec qu’elle expliquera par une erreur d’interprétation et « Bleu » de Krzysztof Kieslowski (ainsi que deux apparitions dans « Blanc » et « Rouge »). Le film « Bleu » lui fallut le césar de la meilleure actrice en 1994, ce qui fut très bénéfique après le mépris des « Amants du Pont-Neuf ». La même année Juliette expose ses toiles à Tours avec le peintre Christian Fenouillat. Puis elle se retire du monde du cinéma pendant 1 an ½ pour élever son fils Raphaël et refuse de jouer dans le film de Steven Spielberg, « Jurassic Park ». Quelques mois après, Spielberg la rappelle et lui demande de jouer dans son nouveau film, « La liste de Schindler ». Juliette refuse, elle préfère jouer le rôle de maman. En 1995, elle hérite du rôle de Pauline dans le réputé infilmable « Le hussard sur le toit », avec pour partenaire Olivier Martinez, réalisé par Jean-Paul Rappeneau. Le film est un triomphe et Juliette n’a plus rien à prouver que ce soit sur la scène française ou la scène internationale. Puis elle tourne une comédie française de Chantal Akerman, « Un divan à New-York ». La même année, la firme Lancôme la contacte pour devenir l’ambassadrice de leur nouveau parfum « Poème », qu’elle accepte avec joie (elle tournera deux spots TV, dont un réalisé par Anthony Minghella). Elle reverse tout son cachet à l’Aspeca (association qui s’occupe des enfants cambodgiens). L’année suivante Juliette est contactée par le réalisateur Claude Berri pour jouer le rôle titre de son prochain film, « Lucie Aubrac ».

Mais au bout de quelques jours de tournage, la relation entre les deux se détériore. Ce film tient beaucoup à cœur à Juliette, elle s’implique vraiment et tente de faire évoluer son personnage. Mais Au lieu de se servir de cette implication, Claude Berri en a peur, il se sent attaqué et ne le supporte pas. Peu de temps après il la remplace par Carole Bouquet. Juliette en sort ébranlé et doute de son travail. Puis Brian De Palma lui demande de jouer au côté de Tom Cruise dans « Mission Impossible ». Rôle qu’elle refuse, jugeant le scénario trop hollywoodien (son rôle sera reprit par Emmanuelle Béart). Mais très vite, le producteur Saul Zaentz avec qui elle avait tourné « L’insoutenable légèreté de l’être » lui envoie le roman de Michael Ondaatje, « Le Patient Anglais », inspiration du film. Peu de temps après le réalisateur Anthony Minghella lui envoie le scénario du film. Trois mois plus tard, elle téléphone à la production et donne son accord. Dans ce film, Juliette interprète le rôle d’Hanna, jeune infirmière de Toronto, qui quitte son Canada pour rentrer dans l’armée où elle fera la rencontre dans un grand brûlé qu’elle soignera dans une villa toscane.

Contrairement à Claude Berri, Anthony Minghella se passionne pour le travail qu’elle fournit. La relation entre les deux se passe très bien, ils échangent quelques idées pour faire évoluer le film. Dans ce film Juliette retrouve Ralph Fiennes et Kristin Scott Thomas. A sa sortie le film déferle les chroniques, le film plaît à tel point qu’il est nominé aux oscars de 1997. Los Angeles, en cette fin d’après-midi du lundi 24 mars 97, on frôle l’hystérie. La foule se presse vers l’imposant Shrine Auditorium où les festivités de la 69ème édition des oscars vont commencer. Photographes, journalistes et cameramans jouent des coudes pour aborder les plus grandes stars comme Al Pacino, Tom Cruise ou Madonna. Mais les yeux sont rivés sur la seule française : Juliette Binoche. Une française aux Oscars, c’est l’événement ! Seule Simone Signoret a été distinguée par l’illustre Académie en 1960, pour « Les Chemins de la Haute Ville ». Les nominations d’actrices françaises ont valeur de distinction tant elles sont rares. Six élues : Colette Marchand, Leslie Caron, Anouk Aimée, Marie-Christine Barrault, Isabelle Adjani et Catherine Deneuve. Juliette Binoche est la septième. Au titre de meilleure actrice dans un second rôle. Pour cette cérémonie, Juliette a mis la tenue que lui avait dessinée son amie Sophie Sitbon : une robe longue cachée par un majestueux manteau en panne de velours rouille, orné d’un col digne des fées de Walt Disney. Alors que ses consœurs ont dévalisé les plus grands joailliers, Juliette a joué la carte de la simplicité. Des pastilles de citrine, une pierre semi-précieuse, brillent à son cou et à ses oreilles. Elle fut accompagnée par son agent, François Samuelson, comme souvent dans les grandes cérémonies.

Quelques jours auparavant, Juliette a déclaré qu’elle venait sans emporter la statuette. Pour elle, il y avait des grandes chances que Lauren Bacall remporte le prix d’interprétation, non seulement pour sa performance mais comme un hommage à sa carrière. Lors de sa montée des marches, Juliette était tendue car elle devait remettre l’oscar du meilleur costume. Après avoir donné l’oscar à Anne Roth, la costumière du « Patient Anglais », elle revient s’asseoir, persuadée qu’elle en a fini et pense savourer la soirée comme spectatrice. Deux oscars plus tard, le destin en a décidé autrement. Sur l’écran, les visages des cinq concurrents apparaissent. De profil, Juliette Binoche offre aux caméras un sourire posé… jusqu’à l’instant où Kevin Spacey prononce son nom. La main devant la bouche, bouleversée, elle se fige, le regard presque effrayé. Elle multiplie les grimaces, totalement déstabilisée. Le temps de se diriger vers la scène, Juliette reprend ses esprits. Devant la salle comble, elle salue Lauren Bacall, avant d’éclater de rire. « Ce doit être un rêve. Un rêve français ». L’oscar a séjourné chez son agent pendant six mois et il est venu se placer vers le césar de la meilleure actrice pour « Bleu », l’Ours d’argent du Festival de Berlin pour son interprétation dans « Le Patient Anglais », le BAFTA Award de Londres et quelques autres prix. Le film a remporté en tout 9 statuettes. Meilleur film et meilleur réalisateur pour Anthony Minghella, meilleur second rôle pour Juliette Binoche, meilleure musique pour Gabriel Yared, meilleurs décors pour Stuart Craig et Stéphanie Mc Millan, meilleurs costumes pour Anne Roth, meilleur son pour Walter Murch, Mark Berger, David Parker et Chris Newman, meilleur montage pour Walter Murch et meilleure photo pour John Seale. La profession a été unanime pour saluer la qualité cinématographique et technique du film. Rares sont les films qui obtiennent autant de récompenses. Le « Patient Anglais » se trouve derrière « Titanic » qui lui a raflé 10 oscars. Après ça Paul Auster la convoque pour jouer dans son nouveau film, « Lulu on the Bridge », mais Juliette décide de reprendre son premier amour, le théâtre (son rôle sera repris par Mira Sorvino). Elle joue dans « Vêtir ceux qui sont nus » de Pirandello, à l’Almeida de Londres.

Elle fait une brève apparition à la télévision, pour présenter la cérémonie des Césars de 98. « Faites des films qui brûlent, des films qui glacent, pas des films tièdes, des films qui émerveillent, des films qui éveillent ! » lançait-elle en ouvrant la 23ème cérémonie, devant le tout-cinéma médusé. Elle y alla sans trop savoir ce qu’elle allait dire. Son discours, écrit dans le train qui la ramenait de Londres ne lui convenait pas. Seule sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées, dans sa robe blanche sublime de simplicité, elle a fait le vide et s’est enflammée… Au cours du dîner au Fouquet’s qui a suivi, elle se tourna vers Sandrine Bonnaire en souriant : « J’ai vraiment improvisé ! » . Pour son retour au cinéma, au lieu d’embrayer sur un film hollywoodien, elle retrouve André Téchiné, cinéaste qui lui avait donné son premier rôle principal dans « Rendez-vous », douze ans après pour « Alice et Martin ». Une histoire d’amour entre une violoniste de 30 ans et un jeune homme désœuvré de 20 ans sur fond de drame parricide, dans laquelle Juliette se révèle d’une éclatante maturité. Au départ Téchiné voulait quelqu’un de plus jeune pour le rôle d’Alice, en raison de l’âge de Martin mais finalement il était si heureux de retrouver son actrice fétiche, qu’il décida de retravaillé le scénario avec, à la clé, un personnage féminin plus mature.

Dans « Rendez-vous », le personnage de Nina s’accomplissait dans l’art avec violence et passion. Quant à Alice, elle s’accomplit dans l’amour. C’est une paumée heureuse, sans attache affective, jusqu’au jour où elle rencontre Martin. Pour les besoins du film, Juliette a dû apprendre à jouer du violon, mais la raison qui l’a poussé Juliette à tourner le film, hormis les retrouvailles avec André Téchiné, fut celle de la relation D’Alice et Martin. C’est une histoire d’amour différente, qui s’inscrit bien dans les relations d’aujourd’hui. Tout en montrant que les réactions et les valeurs ont changé, que l’ordre des choses est chamboulé. Maintenant la femme a souvent son premier enfant vers la trentaine et elle est prête à l’assumer, l’homme un peu moins. Malgré l’ampleur du film, il ne connaît pas le même succès que « Rendez-vous ». Mais les complices ne compte pas en rester là, ils ont l’idée de faire un troisième film. En attendant Juliette se tourne vers un autre genre de film. Avec la collaboration de la réalisatrice Diane Kurys, elle se retrouve dans la peau de Georges Sand dans « Les Enfants du siècle ».

La rencontre avec l’acteur Benoît Magimel, qui interprète le rôle d’Alfred de Musset, débouche sur une idylle amoureuse qui donnera lieu à la naissance de sa deuxième fille, Hanna, en décembre 1999. La même année ; le grand réalisateur français, Patrice Leconte, fait appel à ses services, pour son nouveau film « La Veuve de St Pierre ». Juliette Binoche partage l’affiche avec Daniel Auteuil et le « grand » Emir Kusturica, cependant le public ne suit pas. Et son nouveau film « Code Inconnu » de Michael Haneke, ne fait qu’enfoncer le clou. Après ces trois échecs majeurs, Juliette décide de retourner sur les planches. En 2000, un théâtre New Yorkais, lui offre l’occasion de se ressourcer, dans « Betrayal » d’Harold Pinter, qui lui vaut une nomination aux Tony Awards (Molières). Au même moment, Jean Luc Godard lui propose une voix off, dans son film, « Eloge de l’Amour ». Après ce petit débrayage, Juliette Binoche décide de retourner au 7ème art, et accepte le rôle d’une chocolatière bohémienne, qui rend les gens heureux grâce à ses chocolats. Le film « Chocolat » de Lasse Hallström, lui permet de rencontrer Johnny Deep, de reconquérir le public français, et par la même occasion une nomination aux Oscars, dans la catégorie meilleure actrice. L’année suivante, elle se retrouve en esthéticienne paumée en plein aéroport, au côté d’un grand cuisinier français, joué par Jean Reno. Avec « Décalage Horaire » de Danièle Thompson, Juliette apparaît dans sa première comédie romantique, et le succès est assuré à la clef. La même année, elle apparaît dans une pub de Ferrero Rocher, en Italie.

En 2003, le réalisateur américain, John Boorman, lui propose de partager l’affiche avec Samuel L Jackson, pour son nouveau film : « Country of my Skull ». Après ses nombreuses actions humanitaires envers le Cambodge, il est logique que Juliette accepte avec enthousiasme ce rôle. Le film traite sur les séances de la Commission de Vérité et Réconciliation créée par Nelson Mandela et Desmond Tutu, tous deux prix Nobel de la Paix, à la suite de l’Apartheid en 1998.

De 2004 à aujourd’hui, Juliette Binoche enchaîne tournage sur tournage. Elle s’est engagée sur plusieurs films américains : « Bee Season » (terminé) de Scott McGehee, avec Richard Gere, « Mary » (en tournage) d’Abel Ferrara (oui je sais la honte), avec Forest Whitaker, « Toyer » (annoncé) de Brian de Palma, avec Colin Firth, et « Paris je t’aime » (en production) d’Ethan Coen. En revanche Michael Apted, lui avait juré un rôle dans son prochain film, « Scheherazade », avec Laurence Fishburne (le grand Morpheus), mais faute de financement, il reste en projet. Cependant Juliette ne baisse pas les bras, et retourne vers Michael Haneke pour « Caché », avec Daniel Auteuil.

Guillaume Treiber

Filmographie Acteur


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